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  • : La destination de ce blog est d'être une sorte de journal intime de mon activité d'artiste peintre. J'ai ouvert un deuxième blog, thomaschevalier.tumblr.com, qui ne comportera que des images.
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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 22:18
Poussin remix (ou du plaisir des drapés)
Poussin remix (ou du plaisir des drapés)

Voilà mon "Nicolas Poussin remix" à peu près terminé. J'ai pris un de plaisir d'écolier à travailler à partir de son tableau, En fait, je compose avec plusieurs motifs en idée fixes parmi lesquels, les drapés et les objets en suspension, il n'était pas étonnant que se manifeste l'envie de reprendre cette assomption. mais ce qui me frappe le plus dans cette petite aventure c'est que le vieux maître m'a ramené à un désir de couleurs.Je ne peux cependant pas envisager de présenter ce travail sans le mettre en perspective avec une oeuvre personnelle et c'est évidemment le drapé qui fera le lien. En projetant ce travail, j'avais réalisé ce petit document (dans lequel l'assomption est bien celle de Poussin retravaillée à l'écran par mes soins) :

Poussin remix (ou du plaisir des drapés)

Le grand drapé (à droite du Poussin sur le document), je l'ai ébauché pour partie aujourd'hui. Je suis fasciné en ébauchant ainsi à l'acrylique d'un léger jus terre d'ombre de réaliser à quel point ce simple travail à de réalité. Je l'avais constaté par accident il y a trente ans en réalisant à l'arraché une découverte (une ouverture de porte) pour un décor au théâtre de l'aquarium . Il fallait évoquer un extérieur de neige, le décor ne prétendait pas au réalisme et je ne disposais que d'une demi-journée pour l'exécuter. J'ai simplement évoqué un arbre sur fond blanc à l'encre de chine et fond perdu. Il n'y avait pas de gris, juste le blanc et noir. Le truc en place et dans la lumière, l'image ateignait un niveau de réalisme auquel je n'aurais pu prétendre avec un traitement méticuleux.

Poussin remix (ou du plaisir des drapés)

Je le reprendrais cependant à l'huile malgré mon désir de préserver cette légèreté, sinon, il ne tiendra pas la confrontation avec les couleurs pleine pâte du "Poussin remix".

 

Erratum : Dans mon précédent article, j'ai parlé des journées du patrimoine, je suis en fait invité parmi d'autres à une manifestation organisée par une association (La tête en fête) qui se préoccupe d'animations culturelles dans le quartier dit "de la tête du bouchon" à Troyes. Nous nous présenterons le 19 septembre avec Norbert sous la verrière de la cour du "Cellier Saint-Pierre", en face de la cathédrale).

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 17:41
Eglise de village, et Poussin in memoriam.
église de Saron / juin 2015

église de Saron / juin 2015

L'accrochage à Saron n'était pas si aisé, c'est toujours le problème de ces lieux où il est hors de question de fixer une cheville. Par un heureux hasard, la tonalité de mes tableaux s'intégrait bien dans cette ambiance en camaïeux de blancs cassés. J'aime beaucoup cette petite église de Saron, pour sa simplicité et parce qu'elle est bien éclairée par des baies sans vitraux.

Je suis allé visiter Nicolas Poussin au Louvre, étonné d'y voir si peu de monde. Dans certains de ses tableaux, j'ai trouvé une fraîcheur de tons que mon souvenir associait plutôt à Tiepolo (de près d'un siècle son cadet). J'ai eu l'idée de reprendre une de ses compositions, une assomption. Poussin ramenait systématiquement les couleurs vives dans ses drapés, avec le goût des primaires qu'il faisait briller en traitant leur environnement en tons rompus avec dominante de terre d'ombre et en les éclairant d'un trait de lumière vive.. J'ai montré une "assomption" que j'envisage de traiter à Vincent. J'ai vu ses sourcils se froncer, l'inspiration religieuse, le classicisme de la composition l'agaçaient visiblement. Je me suis souvent fait cette réflexion au sujet de Vincent, que le sens des images, leur signification, primait dans sa lecture, l'analyse de la composition venant dans un deuxième temps. Bien sûr, il est graphiste, ses images sont des objets de communication. En regardant cette assomption de Poussin, je me fiche, en vérité, du sujet et qu'il soit religieux et classique, je ne vois le motif central que forment les drapés où dominent les trois primaires. J'ai fais une petite maquette de travail dans l'idée de réaliser une grande toile que je pourrai peut-être présenter à l'occasion des journées du patrimoine à troyes. Mon idée est simple, mettre en valeur ce motif central que forment les drapés en poussant la logique de Poussin, ce qu'il ne se serait pas permis, c'est à dire de traiter la chair des personnages et le fond de ciel en monochrome, tenter par exemple un jus terre d'ombre dont la transparence laisserait apparent les tracés ombrés à la mine de graphite, ne traitant pleine pâte que les drapés.

étude pour "Nicolas Poussin in memoriam"

étude pour "Nicolas Poussin in memoriam"

Comme il est question de ces "journées du patrimoine" à Troyes et d'y réaliser quelque chose, j'ai tout de suite pensé aux sculptures totem de Norbert. Je suis de plus en plus persuadé qu'il faut que les travaux exposés le soient de manière à créer une tension, éviter à tout pris les redondances. Le caractère expressionniste du travail de Norbert me convient tout à fait parce qu'il est à l'antithèse du mien et que, selon moi, leur confrontation les favorise respectivement. De plus, si les choses se réalisent comme projeté, nous aurons à composer avec le dessin complexe et omniprésent des colombages de la façade. Par leur verticalité, les totems de Norbert appuieront ce motif de toute manière omniprésent.

Maquette d'étude pour une installation peintures / sculpture à TRoyes.

Maquette d'étude pour une installation peintures / sculpture à TRoyes.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 20:02
Sur la table de ma cuisine

Je suis passé prendre des cadres chez Boesner pour encadrer une série de quelques dessins réalisés cet hiver à l'encre de chine. C'est une habitude de faire des petites natures mortes en fonction de ce qui traîne sur la table de cuisine, à l'encre ou à l'aquarelle. Ce soir là, j'avais commencé par celui présenté au-dessus de ce texte, pas très persuadé de son intérêt. Je commence souvent ce genre d'exercice avec un peu de réticence pour chercher ensuite un état méditatif, légèrement halluciné, porté par le geste et le plaisir de voir la forme sous laquelle le trait se matérialise. L'exercice ne réussit pas toujours mais il en sort souvent quelque chose, une idée, un désir. On commence le premier pour tromper l'ennui d'une nuit sans sommeil ou pour prolonger une soirée solitaire, et on se prend au jeu.

"Dans ce flottement des heures vides, le dessin comme ultime recours à l'ennui, dessin de rien, un objet, un morceau de quelque chose, une tête d'ail, une racine de gingembre."

Pour les autres, j'ai abandonné le tracé préliminaire d'un léger trait de graphite pour ne travailler qu'au pinceau de poil de chèvre, exclusivement à l'encre de chine. Je les présente ici dans leur ordre d'exécution.

Sur la table de ma cuisine
Sur la table de ma cuisine
Sur la table de ma cuisine
Sur la table de ma cuisine
Sur la table de ma cuisine
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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 11:39
huile sur toile 89 x 116 cm. Celui-ci et le suivant auraient pu s'intituler "à cause d'Eugène en pensant à ses grands formats blancs sur blanc.

huile sur toile 89 x 116 cm. Celui-ci et le suivant auraient pu s'intituler "à cause d'Eugène en pensant à ses grands formats blancs sur blanc.

huile sur toile 89 x 116 cm

huile sur toile 89 x 116 cm

huile sur toile 89 x 116 cm (la jeune femme au gilet rouge, je l'avais photographiée à la sauvette pendant l'expo Takis au Palais de Tokyo).

huile sur toile 89 x 116 cm (la jeune femme au gilet rouge, je l'avais photographiée à la sauvette pendant l'expo Takis au Palais de Tokyo).

exposition du 21 juin, église de Saron, projet.

exposition du 21 juin, église de Saron, projet.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 10:16
L'atelier, juin 2015.

Le grand portrait qui figure en arrière plan de la première image a été demandé par Valérie comme un élément de décor pour la représentation d'une pièce de Feydeau (ici portraituré). Je l'ai réalisé sur une toile coton de 200 cm x 248 cm. J'ai pensé l'exposer avec des tableaux récents à l'occasion d'une manifestation organisée par l'association de nos amis de Saron, le village voisin de Marcilly, "ComUnArt", qui aura lieu le 21 juin dans tout le village et réunira plus de trente artistes. Ils m'ont proposé l'église comme lieu de monstration.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 18:30

Eugène est passé me voir. Nous sommes, sinon voisins, géographiquement proches. Il voulait simplement me parler puisqu'il est peintre et sculpteur. Nous avons pris un thé sous les lilas du jardin, j'avais préparé des scones parfumés à l'anis vert qu'il a semblé apprécier.J'ai du éloigner Jules le chien qui s'obstinait à poser une truffe humide sur son genou, ce que mon hôte ne semblait pas tant désirer. Il a évoqué son parcours et moi le mien. Eugène semblait considérer que de s'accorder la liberté de travailler hors de toute contrainte était l'acte fondateur d'une démarche artistique. Eugène croit aux artistes, Eugène pense qu'être artiste est une voie royale et singulière. Eugène doit être octogénaire ou proche de l'être. Eugène regrette que son travail ne soit pas tant exposé: "les œuvres sont des objets de communication, que valent-elles si elles ne sont pas vues?". Par une ironie du sort, Eugène a le même prénom que mon grand-père Ïévgueni Klémentieff. Les tableaux de mon grand-père se répartissent dans les maisons familiales et s'empoussièrent. Nous avons eu connaissance d'une vente il y a quelques années et un ami de ma sœur a trouvé par hasard l'une de ses huiles sur une brocante parisienne...

J'ai entendu Martial Raysse interviewé par Laure Adler à l'occasion de sa rétrospective à Venise. J'ai entendu ses propos désabusés sur la peinture contemporaine -"la vrai peinture est dans les musées". Il revendiquait une démarche radicale et libre; un retour aux maîtres anciens, il prétendait faire table rase de toute la peinture du XXe siècle (aussi de la sienne?), une manie, décidément, la tabula rasa. Il semblait cultiver pour l'argent et les marchands, la gloire et ses afféteries une aversion sans concession sans toutefois oublier de remercier chaleureusement François Pinault, grand défenseur, nous le savons, des artistes marginaux. Les propos de Raysse étaient aigres comme un vin éventé, ils sonnaient comme une tentative de repeindre sa vie aux couleurs d'une ascèse volontaire et réfléchie, ils traduisaient en fait la fébrilité d'une mouche engluée dans la peinture.

J'ai regretté l'absence de Norbert à Beaurepaire, au moment de notre exposition. Norbert est sculpteur, il m'a dit n'avoir pas pu venir parce qu'il n'avait pas d'argent. Norbert vit avec le RSA, comme la plupart des artistes. Norbert était venu dîner il y a quelques semaines à la maison accompagné d'une peintre avec laquelle il exposait à Nogent sur Seine. Elle s'appelait Nadine, elle disait vouloir arrêter de peindre "ce n'est pas la peinture qui me fait vivre", elle aussi est au RSA. Quel âge a Nadine? Sans doute pas très loin du mien.

Quelque fois, je suis frappé du dérisoire ne nos tentatives. Je me suis souvent interrogé sur cette prétention fondamentale de décider que ce que nous réalisons vaut d'être montré. Qu'est-ce qui nous anime ? J'ai tenté ma vie entière de le comprendre pour admettre aujourd'hui qu'une vie n'y suffira pas, mille vies n'y suffiront pas. La vérité de ce qui nous meut est une chimère qui se matérialise subrepticement sous des atours trompeurs, le temps de nous conforter dans l'idée de sa réalité et qu'il faut poursuivre notre quête. A-t-on le choix de ne plus y croire? que reste-t-il de nos années d'efforts si nous constatons finalement le caractère dérisoire de nos œuvres? Je me rassure en me persuadant que la futilité même de nos tentatives les rendent remarquables, comme une métaphore de toute entreprise humaine. L'idée de ce que notre humanité offre d'incomplétude, d'approximation et de vain nous est insupportable mais bordel de dieu, pourquoi ne pouvons nous pas vivre sereinement avec cette conviction?

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 18:09

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 23:07

J'ai reproduit les tableaux que j'envisage de présenter et j'ai imaginé la manière de les assembler (repros à suivre): Chaque tableau en cinquante figure, 116 x 89, soit 4m64 pour un assemblage de quatre. En fait chaque tableau vaut pour lui-même et les rassembler est un jeu parfois bien antérieur à leur exécution.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 13:41

atelier19-03

(works in progress)

prochaine expo à l'espace Beaurepaire, 28 rue Beaurepaire 75010 Paris, du 28 avril au 4 mai.

Nous exposerons cette fois encore avec Vincent. Nous avons invité Jean-Luc Vacherot (en bas à droite sur l'image ci-dessous) à se joindre à nous, Vincent et moi avions découvert son travail à l'occasion d'une manifestation organisée à Saron sur Aube, un village en amont de Marcilly. Camille, la soeur ainée de Vincent, a souhaité profiter de cette occasion pour présenter des travaux sur Ipad. 

A5invit copie

Vincent Perrottet    Thomas Chevalier

Camille Perrottet    Jean-Luc Vacherot

 

Pour ma part, je continue à travailler ce format unique de cinquante figure, je présenterai encore mes travaux en les associant en diptyques, quadriptyques etc... L'été dernier, j'avais réalisé un tableau représentant un sol pierreux (en haut à droite sur l'image ci-dessus), une particularité dans ma production du moment. Une peinture sur laquelle je travaille aujourd'hui s'inscrit en filiation : Je me surprends à recycler des techniques utilisées en mon jeune temps pour la réalisation de faux marbres ou de faux bois. Je travaillais à l'acrylique à cette époque, je préfère l'huile depuis bien des années mais d'ébaucher en jus d'acrylique pour certaines oeuvres me permet de préserver sous les glacis d'huile ces matières complexes, travaillées à l'éponge, au chiffon, ou en giclures si particulières à ce liant. Ebaucher à l'eau pour finir à l'huile est une recette très ancienne, progressivement abandonnée à la renaissance. En ces temps lointains, on utilisait la tempera (oeuf, caseïne émulsionnés à l'ammoniac). Elle permettait cette magie des couleurs éclairées par les fonds qu'on apprécie généralement dans les techniques de lavis.

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 19:48

Enfant, j'avais une fascination pour une image d'un fascicule publicitaire d'imprimeur, une reproduction d'une oeuvre de Mark Rothko. Le petit livre restait ouvert à cette page dans la bibliothèque du bureau de mes parents et m'accrochait l'oeil à chaque passage.

Mon grand-père peintre faisait à la même époque une peinture abstraite. mais je me souviens qu'à la fin de sa vie, il ne trouvait plaisir qu'en exécutant des "à la manière de" inspirés des hollandais du XVIIe, des petits paysages.

Ces digressions préliminaires pour bien préciser que l'abstraction est une forme picturale qui me fut toujours familière. Je me souviens d'un échange avec Marcel Van Thienen, sculpteur et musicien, qui travaillait de grandes structures mobiles réagissant au vent, également préoccupé des mouvements aléatoires dans ses recherches musicales. La discussion portait sur les peintres de la figuration libre (nous étions en 1980) et son jugement était pour le moins lapidaire, "c'est de la merde". Marcel devait avoir soixante et quelques années à cette époque, il réagissait avec l'intransigeance de ses contemporains pour lesquels l'abstraction était l'aboutissement d'un long processus et rendait obsolète toute nouvelle tentative de figuration. La même intransigeance, je la trouverai plus tard chez les défenseurs de l'art conceptuel et les obsédés de la "modernité" post duchampienne. Comme si l'histoire avait un sens... Comme si l'histoire ne suivait pas ce mouvement aléatoire cher au coeur de Marcel. C'est Egon Schiele qui disait que l'art n'est pas moderne, mais de toute éternité. Que la peinture supplantée en représentation par la photo ait eu à faire la preuve de sa spécificité, c'est dans l'ordre des choses, et si on veut bien y réfléchir, que cette volonté ait abouti au monochrome ou aux châssis retournés de support / surface n'est pas si surprenant. Mais maintenant, si l'on aime l'huile, son odeur, le châssis entoilé, quoi faire qui puisse faire suite à ces postures radicales? Nib! Sinon d'oublier les oukases de l'art contemporain et de chercher du côté de la singularité de son regard. La peinture qui s'inspire d'elle même ne m'interresse pas, le monde m'interresse. Quelque fois, par goût des matières, il me prend d'exécuter quelques oeuvres abstraites, mais rapidement, les formes s'épuisent, les gestes se systématisent et je reviens toujours à la figuration. Il y a un "challenge" dans cet exercice, le souci de représenter par exemple la brillance laiteuse d'une tasse de porcelaine est un "challenge", la représentation nous force dans nos limites. J'aime une certaine humilité face au monde, les grands gestes ne m'interressent pas pour moi-même, j'aime une démarche progressive et tatonnante qui ne se préoccupe pas de s'affirmer dans un style. Le style, s'est sa personnalité, on ne choisit pas d'être singulier, si on l'est, ça transparaitra quoi qu'on fasse. C'est le travail du "regardeur" de trouver la cohérence. Exercer dans une forme précise, manifeste, c'est la tentation de nombre d'artistes (je me souviens d'Arman confessant qu'il avait d'abord cherché une forme pour l'identifier à coup sûr) et si il a pu m'arriver d'y succomber, mes mains, mon goût m'ont mené ailleurs. Je voudrais que ma peinture traduise mon rapport au monde, la tendresse que je peux éprouver pour une attitude, un visage, un jeu de lumière sur un paysage, une arabesque ou la vitalité d'un trait.

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